L’avaleur de feu

Anise Koltz

Il y a des paroles
qu’on ne peut prononcer –

Sur les lignes tendues de nos vies
elles montent et descendent
comme des saltimbanques
des somnambules
qui tombent
quand on les appelle

Anise Koltz, L’avaleur de feu, Éditions Phi, 2003.

Poème
de l’instant

Les cent mille chants

Ceci est une fable, un divertissement
Où vous êtes pareils au bleu profond,
Et puissent les nuages ne pas vous obscurcir.
Moi la lune, moi le soleil
Si je ne deviens pas le captif des planètes
Nous nous rencontrerons encore et encore.

Milarépa, 1040-1123, Les cent mille chants , Traduit du tibétain par Marie-José Lamothe, Fayard, 1992.